Semaines du 23 octobre au 6 novembre 2016

Dimanche 23
30ème dimanche du temps ordinaire
P.U, lectures et quêtes  par le groupe Béthanie

Vendredi 28  
Saint Simon et saint Jude, apôtres, fête

Changement d’heure !
Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre : on retarde son réveil et sa montre d’une heure. On peut donc dormir une heure de plus !

Dimanche 30
31ème dimanche ordinaire
Anniversaire de la mort du Père Jean-Léon Le Prevost, Fondateur des Religieux de St Vincent-de-Paul
Messes à  10h00, 11h30 et 18h30  (Attention : pas de messe à 8h45)
P.U, lectures et quêtes  par le groupe d’accueil et les catéchistes

Lundi 31       
Chapelet à 17h30
Messe de la Toussaint à 18h30

Mardi 1er
 SOLENNITÉ  DE  TOUS  LES  SAINTS
Messes à  10h00, 11h30 et 18h30  (Attention : pas de messe à 8h45)
de 17h à 18h : Vêpres chantées et adoration du Saint-Sacrement
20h30  Préparation communautaire au baptême

Mercredi 2
Commémoration de tous les fidèles défunts
Messes à 7h15, 9h15 et 19h00
Ceux qui le souhaitent peuvent déposer dans le vase spirituel à l’entrée de l’église les noms des défunts qu’ils désirent recommander à cette occasion. Nous les porterons particulièrement dans la prière au cours de la messe de 19h00

Jeudi 3                      
18h00 : Adoration avec prière pour les vocations

Vendredi 4    
Après la messe de 19h, adoration jusqu’à 23h avec possibilité de recevoir le sacrement de la réconciliation

Samedi 5        
13h30  Réunion pour les clercs

Dimanche 6   
31ème dimanche du temps ordinaire
P.U, lectures et quêtes  par l’Association Familiale Catholique
La quête à la sortie des messes sera faite pour aider à la formation des jeunes Religieux de Saint Vincent-de-Paul
11h30  Messe pour les malades

Lundi 7          
Attention : Pas de messe à 9h15
20h45  Conseil Pastoral Paroissial

 

Intentions de prière

  • Les pèlerins de notre diocèse de Paris, à Rome pour la démarche jubilaire de l’année de la Miséricorde, du 24 au 27 octobre
  • Nos évêques de France qui seront en assemblée plénière à Lourdes du 3 au 9 novembre
  • Le patronage Jean-Léon Le Prevost et le sanctuaire N.D. de la Salette à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso qui fêtent le 20ème anniversaire de leur fondation.
  • Claire de Braquilanges et Bertrand Laroche qui se marieront le 12 novembre à Saint Martin Labouval, dans le Lot
  • M. Yves Poyeton (C’est le fils de Marie Poyeton et le frère de Dominique Mathieu-Poyeton) et M. Claude Huan (époux de Anne-Marie), défunts
  • Nos malades

Attention, à bien noter : En raison de l’absence du Père Morin et du Père Gnanvi, il n’y aura pas de messe à 8h45 le dimanche 30 octobre et le mardi 1er novembre.

Site internet de la paroisse

Il est actuellement en train d’être reconfiguré et retravaillé. Mais vous avez déjà accès à la nouvelle présentation et les informations les plus habituelles s’y trouvent (Mot paroissial, agenda de la semaine …)

Vacances de la Toussaint pour les enfants
Le patronage des garçons sera ouvert durant toutes les vacances scolaires
Le patronage des filles sera fermé cette semaine.

Messe de rentrée des étudiants le 16 novembre à 19h15 en la cathédrale Notre-Dame, présidée par le cardinal Vingt-Trois.

Missel  des  Dimanches  2017
Les personnes qui désirent commander un missel peuvent le faire à l’accueil paroissial. Règlement du missel (9 €) à la commande.

 

Inhumation ou incinération, le choix est-il indifférent ?

Le corps, temple de l’Esprit
Les rites funéraires en disent long sur la vision de l’homme inhérente à une société ou une religion. Pour un chrétien, le corps est partie intégrante de la personne. Privé de vie, il n’est pas mis au rang de simple objet. Il est le corps de telle personne, un corps qui a manifesté l’amour, la tendresse, l’amitié, qui a été marqué par le labeur, la maladie, le handicap, par toute l’histoire de la personne. Un corps dont les blessures sont appelées à la transfiguration dans la Résurrection. Le corps du défunt baptisé est devenu le Temple de l’Esprit, touché par les actes sacramentels de l’Eglise, nourri de l’Eucharistie. La façon dont il est honoré lors des funérailles dit son immense dignité et sa vocation à l’éternité.

Un changement dans l’attitude de l’Eglise
Les premiers crématoires sont apparus en France à la fin du XIXè siècle, dans une volonté de rompre avec les funérailles chrétiennes. Les partisans de l’incinération affirmaient que le fait de brûler les corps manifestait l’inanité de la croyance en la Résurrection. Dans ce contexte polémique, l’Eglise catholique refusa cette pratique, assimilée à une profession d’incroyance. Depuis 1963, le contexte ayant changé, elle a décidé d’autoriser l’incinération, pourvu que le défunt n’ait pas fait ce choix pour des motifs contraires à la foi chrétienne.

Une préférence
Si elle accepte l’incinération, l’Eglise catholique garde cependant une nette préférence pour l’inhumation, en raison de ses résonances bibliques et de sa symbolique particulièrement riche pour la foi chrétienne. L’inhumation fait mémoire de la sépulture de Jésus et de sa sortie du tombeau. Il ne s’agit pas d’imiter le Christ par simple dévotion, mais d’entrer dans la symbolique d’un enfouissement en vue du passage à une vie nouvelle. Façonné par Dieu à partir de la glaise, l’homme retourne au terreau originel. Comme le grain de blé semé et appelé à la germination, il est déposé en terre en attente de la Résurrection. L’expérience des vingt dernières années montre que la prudence de l’Eglise est justifiée : avec le recul que nous avons maintenant, on se rend compte que l’incinération est souvent mal vécue, et on commence à en mesurer les répercussions psychologiques. Ce n’est pas sans risque que l’on bouscule des pratiques séculaires, intimement liées à une certaine conception de l’homme et de l’au-delà.

(Texte tiré de la revue du sanctuaire Notre-Dame de Montligeon)

Devoir de mémoire

Il est bien rare que je m’absente de la paroisse durant plusieurs jours. Hormis les périodes de colonie, camps et retraites avec les jeunes du patronage, hormis les deux semaines de repos dans ma bonne Bretagne au mois d’août, je suis plutôt un curé « dans les murs ». Voilà pourtant que je vous « abandonne » jusqu’à la Toussaint. Il faut vraiment que le motif soit consistant pour qu’un curé s’éloigne ainsi de son troupeau. C’est une question de mémoire.

L’une de nos œuvres du Burkina Faso, à Bobo-Dioulasso, est en fête. Elle jubile pour ses 20 ans d’existence. En 1996 s’élevaient le patronage Jean-Léon Le Prevost, puis attenant, le sanctuaire Notre-Dame de la Salette. L’ensemble est vaste et magnifique. Voilà qui réveille en moi de nombreux souvenirs. 1996 : J’étais encore en ce pays ; j’étais à l’initiative de ce projet ; j’en ai vu la réalisation. Avec mes Frères Religieux de Saint Vincent-de-Paul en Afrique et avec toute la communauté chrétienne de ce lieu, je jubile. Ils se souviennent de moi ; ils m’ont invité ; comment refuser ? Merci à eux de ne pas m’avoir oublié.

C’était en janvier 2015, lors de notre pèlerinage paroissial à l’Île Bouchard. Au terme du repas partagé, j’eu la joie de me voir offrir quelques cadeaux à l’occasion de mes 30 ans d’ordination sacerdotale. Plus encore, de l’argent avait été récolté pour me permettre de faire un voyage. L’enveloppe était sagement gardée par une paroissienne pour que ce projet se réalise. Mais un religieux ne va pas faire du tourisme ni pérégriner par plaisir personnel. Je guettais donc une occasion qui soit une mission. Ce moment est arrivé ; l’enveloppe m’a bien été remise ; à nouveau je vous remercie. Vous le devinez, lors de mon séjour au Burkina Faso, je ne vous oublierai pas. Promis !

Il y a 20 ans, à Bobo-Dioulasso, lors de l’inauguration de cette nouvelle œuvre, un arbre fut planté. Depuis, cet arbre à grandi et offre à qui le veut son ombrage. Dans son épître aux Corinthiens, Saint Paul nous livre une leçon d’humilité : « Moi, écrit-il, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance. Ainsi donc, ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu » (1Cor 3,6). Voilà ce que nous ne devons jamais oublié. C’est un devoir de mémoire. Nous n’avons aucunement à nous glorifier de manière autosuffisante comme le pharisien de la parabole. Comme Zachée, nous savons que le Christ a bouleversé notre vie en nous faisant miséricorde, en entrant dans la maison de notre cœur alors que nous étions de pauvres pécheurs. C’est une merveille de l’œuvre du Seigneur.

Il ne faut pas sombrer dans l’oubli. Dieu agit pour que nous soyons saints comme notre Père céleste est saint. C’est notre vocation à tous ; Jésus a donné sa vie pour cela et pas pour moins que cela. Que l’arbre de notre vie ne cesse de grandir en portant de beaux fruits !

Il ne faut pas sombrer dans l’oubli. Tant de nos devanciers ont marqué notre histoire. Le Seigneur nous les avait donnés ; il nous les a repris. Nous ne saurions les oublier ; ils comptent sur nos prières pour entrer dans la plénitude du face à face éternel avec Dieu. C’est un devoir de gratitude à leur égard et c’est un devoir de mémoire.

 Père Gilles Morin, curé