Pauvreté et Espérance !

Prendre conscience de la finitude de notre vie nous conduit à reconnaître que la seule richesse qui traversera le temps pour entrer dans l’éternité est l’amour avec lequel nous aurons vécu : Amour envers Dieu, Amour envers nos frères et sœurs, respect de la création dans laquelle nos vies traversent le temps…

Cet amour de Dieu reçu afin de dynamiser nos actions sur terre transforme la communauté humaine en un lieu de vie acceptable, puis durable, ensuite fraternel et enfin lieu d’espérance qui projette dans l’au-delà, dans l’aujourd’hui de Dieu ! Le pape François dans son message pour la journée mondiale des pauvres écrit :

« L’espérance du pauvre défie les différentes conditions de mort, car il se sait particulièrement aimé de Dieu et il l’emporte ainsi sur la souffrance et l’exclusion. Sa condition de pauvreté ne lui enlève pas la dignité qu’il a reçue du Créateur ; il vit dans la certitude qu’elle lui sera pleinement rendue par Dieu lui-même, qui n’est pas indifférent au sort de ses enfants les plus faibles ; au contraire, il voit leurs problèmes et leurs douleurs et les prend dans ses mains, et leur donne force et courage (cf. Ps 10, 14). L’espérance du pauvre est renforcée par la certitude d’être accueilli par le Seigneur, de trouver en lui la vraie justice, d’être renforcé dans le cœur pour continuer à aimer. »

Nous avons donc à nous faire le prochain de l’autre, de celui ou celle qui se trouve sur notre route plutôt que celui des personnes choisies selon certains critères égocentriques… S’aventurer à entrer en dialogue avec les personnes, c’est accepter de se laisser toucher par la condition de vie de son interlocuteur. Ce n’est qu’avec une grande humilité que l’on peut oser approcher une personne pauvre, malade, solitaire… afin de ne pas la blesser de nouveau par notre involontaire suffisance. Demandons au Seigneur les grâces nécessaires pour être en ce monde des porteurs de la bonté infinie du Père des Cieux !

Père Gilles Pelletier, sv

L’heure de Dieu pour tout homme…

Le mois de Novembre s’est ouvert par les Saints et les Saintes contemplant Dieu. Dès le lendemain nous avons prié pour les défunts qui ne sont pas encore au ciel. En notre société qui cache la mort, notre foi de catholique nous invite à prendre part à la vie de nos morts par le moyen de la prière, de la prière la plus puissante qui est celle du Fils de Dieu offrant sa vie pour réconcilier toute personne humaine avec Dieu, c’est à dire la Sainte Messe.

Si nous aimons nos défunts, nous ne pouvons les laisser dans l’attente douloureuse qu’est le désir du Ciel ! S’ils ne peuvent plus changer quoique ce soit de leur vie après la mort parce qu’ils sont passés du côté de l’éternité, nous pouvons faire quelque chose pour eux parce que nous sommes encore dans le temps, dans le changement, dans la versatilité… et cependant nous pouvons mettre en contact le temps et l’éternité par Celui qui s’est fait Homme dans le temps alors qu’il est Dieu dans l’éternité.

Par l’offrande des messes régulièrement célébrées, nous pouvons présenter au cœur de Jésus chaque personne pour laquelle Il a versé son sang. Par la messe célébrée nous présentons au cœur de Jésus les misères de nos défunts afin qu’il les brûle au feu de son amour infini, comme le feu qui purifie le métal en fusion.

Soyons généreux pour l’offrande de nombreuses messes pour nos défunts et nous pourrons vraiment dire que nous les aimons en vérité. Par nos prières nous permettrons à nos défunts d’entrer dans « l’heure de Dieu »pour eux, d’entrer dans le mystère de son « Cœur qui a tant aimé le monde »…  Vivons la charité fraternelle en soulageant nos défunts, en faisant célébrer des messes en leur faveur !

Père Gilles Pelletier, sv