Réconcilier

Nous voici arrivés à notre dernière semaine du temps de carême… 40 jours se sont écoulés depuis notre démarche de la réception des cendres… allons-nous entrer dans une démarche de faire une « balance comptable » de nos actes de prières, de pénitences, de partages ? Ce pourrait-être une manière de faire ; cependant, est-ce bien chrétien de réaliser une telle introspection ? ne risquerions-nous pas de nous mettre devant Dieu et, en lui rendant des comptes, de lui demander de nous payer le résultat positif ? ou de chercher à nous justifier si le résultat est  négatif ? Sommes-nous des comptables devant Dieu ? Réagir ainsi serait un manque criant de réalisme !

En toutes choses nous sommes redevable de Dieu, qui, non seulement nous crée à tout instant et pour l’éternité, mais en plus, de surcroît, nous a sauvé de la mort éternel d’un compte débiteur dû à nos péchés !

En terminant ce temps de carême, il est bon de venir vers Dieu et de laisser sa douce lumière éclairer nos âmes. Toutes les lectures qui ont été accueillies au long des messes dominicales et hebdomadaires, ont permis à nos cœur d’être mesurés à l’aune de l’action du Seigneur pour l’humanité. Nous sommes donc, après 40 jours, dans l’action de grâce pour les merveilles de fidélité du Seigneur à notre égard et nous pouvons, avec simplicité, venir lui exposer ce qui nous est apparu en discordance avec cette Parole si souvent écoutée…

Quelle verset de l’Écriture nous a le plus touché ? Quels actes de Jésus ont mis en lumière un décalage entre lui et nous ?

Lors de la Prière Eucharisitque, le prêtre supplie le Seigneur au nom de tous en disant : « Et maintenant, nous te supplions, Seigneur : par le sacrifice qui nous réconcilie avec toi, étends au monde entier le salut et la paix »… Il n’est pas question de solder ses comptes avec Dieu, mais de se laisser Réconcilier avec Dieu et par Dieu !

Pour vivre sereinement ce mystère de réconciliation par le Sacrifice de Jésus célébré avec attention et solennité durant cette semaine SAINTE, venons vivre l’expérience de la Réconciliation avec Dieu par le sacrement du pardon offert par l’Église au long des prochains jours.

Faisons le pas qui permettra à Dieu de faire en nous une « œuvre nouvelle », comme nous l’avons lu en la première lecture du 4ème dimanche de carême…

Bonne et Sainte semaine !

Père Gilles Pelletier, sv

Réconcilier

En cette cinquième semaine de carême, notre chemin de vie de sanctification se poursuit !

Après les efforts particuliers au niveau de la Pénitence, de la Prière et du Partage, il nous est nécessaire de faire le point sur notre situation dans nos relations à Dieu, à nos Frères et Sœurs, et à nous-même… Puisque nous ne vivons pas « seuls au monde », il s’agit d’entrer en soi-même pour accepter la lumière divine que Dieu mesure afin que nous soyons aptes à voir un peu nos faiblesses. Non que Dieu veuille nous faire vivre une introspection culpabilisante, mais un chemin de rénovation de nos habitudes. Soit pour renforcer les bonnes, soit pour transformer les mauvaises et nous rendre davantage « semblables à son image et à sa ressemblance ».

La prière de l’Eglise nous fait chanter cet hymne au milieu du jour :

Ami des hommes, Jésus Christ,
Tu donnes sens à notre histoire ;
Les yeux fixés sur l’avenir,
L’Église vit de ta mémoire.

Le temps du jeûne t’offrira
La part obscure de nous-mêmes.
Tes mains, captives sur la croix,
Dénouent les liens de nos ténèbres.

Pourquoi ne pas nous l’approprier et en faire comme un refrain quotidien qui permet au Seigneur d’illuminer nos âmes et de nous conduire à sa rencontre dans le Sacrement de la Réconciliation salvateur pour tous !

« L’Église est signe et instrument de réconciliation par les sept sacrements qui, chacun à sa manière, « font l’Église ». Puisqu’ils commémorent et renouvellent le mystère de la Pâque du Christ, tous les sacrements sont sources de vie pour l’Église et, entre ses mains, instruments de conversion à Dieu et de réconciliation des hommes. » St Pape Jean-Paul II, in Réconciliatio et pænitentia, 1984.

Que ces deux dernières semaines de carême soient pour nous tous un temps fort de transformation intérieure afin que toute la communauté chrétienne devienne davantage signe de l’Amour Infini du Père des Cieux pour l’humanité de notre temps.

Père Gilles Pelletier, sv