Dieu vient pour nous sauver !

La liturgie de ce troisième dimanche du temps de l’Avent, nous invite à la joie à cause de la venue du Sauveur dans nos vies. Comment se réjouir dans notre société si touchée par les difficultés ?

La présence du Fils de Dieu au cœur de la vie humaine, de la pâte humaine, est source d’un renouveau en profondeur du comportement de l’être humain. Le pape Benoît XVI écrivait le 28 novembre 2009 : «  En venant parmi nous, Jésus nous a rendu et continue de nous offrir le don de son amour et de son salut. … nous pouvons lui adresser la parole, lui présenter les souffrances qui nous affligent, l’impatience, les questions qui jaillissent de notre cœur. Soyons certains qu’il nous écoute toujours ! Et si Jésus est présent, il n’existe plus aucun temps vide et privé de sens. S’Il est présent, nous pouvons continuer à espérer même lorsque les autres ne peuvent plus nous assurer aucun soutien, même lorsque le présent devient difficile. »

Ainsi le temps de la prière personnelle et communautaire, trouve tout son sens lorsque chacun porte avec lui, devant Dieu, les soucis et les angoisses de notre temps ! Non pour que l’Église trouve ou impose « sa solution miracle », mais pour que les membres de l’Église soient habités de l’Esprit Saint, « couverts de son ombre » et portent au milieu du monde la Bonne Nouvelle du Salut !

Ceci se réalisera par la vie vertueuse en toutes circonstances, par l’amour fraternel que l’on nomme « charité », mais aussi par le soutien des pauvres de notre entourage. La Bonne Nouvelle est un changement de paradigme où la loi du plus fort s’impose, par un fondement nouveau : « aimer son prochain comme soi même »….

En ce temps de difficultés en notre pays, osons proposer une vision du monde qui ait pour fondement Dieu tout Amour, et mettons-nous à l’œuvre pour que les pauvres soient accompagnés dans leurs recherches de toutes sortes afin d’obtenir un peu plus de justice.

Saint-Jean Baptiste osait demander la conversion des gens en disant : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »

La joie de la venue imminente du Sauveur en notre monde, est source de paix, si l’on se met à agir pour son frère en humanité. Laissons Jésus venir à nous afin que nos comportements soient davantage à l’image de celui de Jésus !  Bonne semaine de l’avent à tous,

Père Gilles Pelletier,sv

D’un dimanche à l’autre !

Déjà une semaine écoulée… l’avent passe à une allure folle !

L’événement auquel nous nous préparons apporte un « art » pour répondre aux problèmes de notre société, de toute société humaine…

Si Dieu retrouve sa place dans le cœur de toute personne, si la transcendance divine devient la lumière, le « nord », le « pôle » de la vie et son rythme la vie ordinaire ; alors chacun trouve le sens de sa vie, et s’ouvre au frère qui vit, qui travaille, qui chemine à ses côtés…

Chaque semaine, d’un dimanche à l’autre, nous nous retrouvons assis sur les mêmes bancs, nous sommes côte à côte tournés vers « Celui qui doit venir », mais osons-nous nous tourner vers notre voisin, lui ouvrir les mains et plus fortement, les yeux afin qu’un échange se produise ? car nous le savons bien, les yeux sont la porte de l’âme, et trop souvent, ils sont fermés à l’inconnu… fixés à l’écran du réseau social qui détourne le regard, évitant ainsi que l’on soit saisi et scruté par une autre personne.

La Fraternité, si chère à notre pays, si enracinée dans notre vocabulaire, peut faire oublier qu’elle n’est pas une valeur qui tombe du « ciel républicain ».. elle est une vertu humaine à  cultiver et faire grandir par le don de soi à l’autre, à ceux qui nous sont encore des étrangers parce qu’inconnus…

Le chemin de l’avent, nous incite à quitter notre tristesse due au replis frileux sur ses avoirs, ses acquis, pour nous ouvrir aux besoins de l’autre, du plus faible, du plus pauvre, du plus misérable que soi !

Ce temps de conversion passe par une conversion du regard qui soit une ouverture réelle à notre proche voisin, à notre proche parent.

Ce temps de conversion passe par une rénovation du regard sur l’avènement du Seigneur qui deviendra réel lorsque l’on aplanira l’orgueil qui fait demeurer seul.

Ce temps de conversion passe par un accueil de la présence de Dieu au cœur de toutes les relations humaines qui les simplifie et les purifie.

Qu’en vivant d’un dimanche à l’autre une semaine nouvelle, nous devenions constructeurs de la fraternité par l’échange et le dialogue ! Laissons le Christ nous approcher, même s’il est caché par l’apparence humaine de notre interlocuteur !

Père Gilles Pelletier, sv