« Voici, Je viens »

Ce dimanche est au cœur de notre prière pour l’Unité des Chrétiens. Chaque messe rend présent « Celui sur lequel repose l’Esprit Saint ». Et nous le supplions avant la Communion de donner «  la paix à l’Église et de la conduire vers l’Unité parfaite… ». Ces invocations si souvent entendues et répétées nous sont devenues « ordinaires » et nous pouvons ne plus y prêter attention… d’autant plus que le constat est qu’il n’y a pas d’unité ou de paix entre les hommes, qu’ils soient d’Église ou de la cité… alors « à quoi bon » s’attacher à ces prières ?

Trop vite nous pouvons oublier que chaque Messe est le Plus Grand des Miracles et le SEUL moyen certain pour que l’Esprit Saint soit présent à notre prière ! La Messe, quelque soit le « style », rend présent l’ « Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde » car chaque messe actualise la prophétie d’Isaïe «  Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon Salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ». Chaque messe rend Jésus présent !

Combien de messes faisons-nous célébrer : pour l’Unité des Chrétiens, pour la Sanctification des prêtre, pour le respect de la vie humaine, pour la conversion de nos gouvernants ? Croyons-nous en la Puissance transformante de la Présence de Jésus en notre quartier, en notre commmunauté, en notre nation ?… Offrons à Dieu l’occasion de se rendre présent à notre réalité qui a tellement besoin d’être ajustée à l’Amour du Père Créateur !

                                   Père Gilles Pelletier, sv

« Fils Bien-Aimé »

À la fin du temps de Noël, l’Église nous présente le Baptême du Seigneur pour approfondir le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu.

Si la rencontre des mages avec l’Enfant-Dieu nous introduit dans l’universalité du Salut, la rencontre des deux cousins sur le bord du Jourdain, nous invite à poser nos regards sur celui qui a une place privilégiée dans le cœur du Père :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ».

  • Quelle est donc la place que Jésus a dans nos vies ?
  • Est-il « le bien-aimé » qui anime nos cœurs ?
  • Est-il « le sauveur » qui arrache de nos âmes le mal ? Ce mal qui nous empêche d’aimer les hommes et les femmes avec lequels nous vivons ?

Fêter le « Baptême du Seigneur » nous engage à laisser Jésus agir en nos vies afin que « toute justice soit accomplie ». C’est-à-dire : afin que tout soit ajusté à la volonté du Bon Dieu, afin que tout soit ordonné selon ce que le Bon Dieu a créé, afin que l’écologie intégrale ne soit pas un vain mot, mais une réalité qui illumine nos choix.

Relisons simplement ce que le pape François a dit aux JMJ à Panama le 26 janvier 2019 : « la vie que Jésus nous offre est une histoire d’amour, une histoire de vie qui veut se mêler à la nôtre et plonger ses racines dans la terre de chacun. Cette vie n’est pas un salut suspendu “dans les nuages” attendant d’être déversé, ni une “application” nouvelle à découvrir, ni un exercice mental fruit de techniques de dépassement de soi. …. Le salut que Dieu nous offre est une invitation à faire partie d’une histoire d’amour qui se tisse avec nos histoires ; qui vit et veut naître parmi nous pour que nous puissions donner du fruit là où nous sommes, comme nous sommes et avec qui nous sommes.»

Père Gilles Pelletier, sv