Je viens vers Toi Jésus…

Face à Jésus, que dire de plus que cet amour que le saint Curé d’Ars a écrit ?

« Je Vous aime, Ô mon Dieu, et mon seul désir est de Vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je Vous aime, Ô mon Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en Vous aimant que de vivre un seul instant sans Vous aimer. Je Vous aime, Ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de Vous aimer parfaitement. Je Vous aime, Ô mon Dieu, et n’appréhende l’enfer que parce qu’on n’y aura pas la douce consolation de Vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je Vous aime, du moins je veux que mon cœur Vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en Vous aimant, de Vous aimer en souffrant et d’expirer un jour en Vous aimant et en sentant que je Vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je Vous conjure d’accroitre mon amour et de le perfectionner. Ainsi soit-il ! » Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

Comment ne pas nous mettre à l’école de celui qui, selon le pape Benoît XVI «fut « amoureux » du Christ ? » Le pape poursuit : «  et le vrai secret de son succès pastoral a été l’amour qu’il nourrissait pour le Mystère eucharistique, annoncé, célébré et vécu, qui est devenu amour pour le troupeau du Christ, les chrétiens et pour toutes les personnes qui cherchent Dieu. Son témoignage nous rappelle, chers frères et sœurs, que pour chaque baptisé, et plus encore pour le prêtre, l’Eucharistie « n’est pas simplement un événement avec deux protagonistes, un dialogue entre Dieu et moi. La Communion eucharistique tend à une transformation totale de notre propre vie. Elle ouvre avec force le moi tout entier de l’homme et crée un nouveau nous »(La Communion dans l’Eglise).

En cette fête solennelle du Corpus Domini, où nous allons nous mettre à la suite de Jésus, venons le contempler davantage pour qu’il soit notre force, notre lumière, notre joie en toutes les circonstances de nos journées, de nos vies, de nos relations.

Nous aurons l’occasion de prendre ce temps vendredi 28, journée de la fête du Sacré Cœur de Jésus. En soirée, jusqu’à minuit, nous pourrons dire à Jésus que nous le remercions, que nous l’aimons et que nous avons confiance en Lui, que nous le supplions pour le don des vocations des jeunes à la vie sacerdotale, à la vie religieuse, afin qu’Il soit toujours rendu présent en nos tabernacles !

Père Gilles Pelletier, rsv

Ô mon Dieu, Trinité que j’adore…

Par ces quelques mots de Sainte Elisabeth de la Trinité nous sommes introduits dans le mystère divin. Pour le saisir davantage, il est nécessaire d’agir par un acte de foi en la révélation que Dieu a faite de lui-même lors de son Incarnation : Jésus annonce qu’Il est Un avec le Père, et qu’avec le Père Il enverra l’Esprit-Saint à ceux qui Le prient… Comment ne pas être émerveillé par la simplicité avec laquelle cette sainte mystique parle et prie la Sainte Trinité :

Ô mon Dieu, Trinité que j’adore,

aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible, comme si déjà mon âme était dans l’éternité ; que rien ne puisse troubler ma paix, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans les profondeurs de votre mystère ! Pacifiez mon âme, faites-en votre demeure aimée et le lieu de votre repos ; que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là toute entière, toute éveillée en ma foi, toute adorante, toute livrée à votre action créatrice ».

Afin de mieux connaître Dieu, avant même d’étudier des traités de théologie, il est nécessaire de faire l’expérience de Dieu. Elisabeth Catez, nous invite tout simplement à entrer dans le silence de notre âme et là, d’y découvrir la présence aimante et pacifiante de la Sainte Trinité. Depuis le jour de notre baptême, cette présence intime existe ! Depuis le jour de notre baptême, l’âme est habitée par Dieu, il s’agit de l’y retrouver par le silence de la prière, par le silence qui permet le recueillement même au milieu des activités les plus absorbantes de la vie quotidienne :« A travers tout, parmi tes sollicitudes maternelles, tandis que tu es toute aux petits anges (ses enfants), tu peux te retirer en cette solitude pour te livrer à l’Esprit Saint afin qu’Il te transforme en Dieu, qu’Il imprime en ton âme l’Image de la Beauté divine. »écrit-elle à sa sœur Marguerite.

En cette fête de la Sainte Trinité, essayons d’expérimenter cette présence pour devenir des témoins zélés du mystère divin. À la suite de Moïse qui osa s’approcher du « buisson ardent » osons approcher Dieu au cœur de nos âmes pour l’écouter révéler une part de sa bonté infinie et ensuite la faire découvrir à nos contemporains. Devenons simples comme Dieu qui est Un et Trois !

Père Gilles Pelletier, rsv