Évangéliser ?

Alors que s’ouvre ce dimanche la semaine de Prière pour la Mission Universelle de l’Église, nous pouvons nous poser de nouveau la question : pourquoi évangéliser ?

L’installation d’un nouveau curé de paroisse, apporte un éclairage sur la mission de l’Église, locale et internationale. Par la liturgie nous apprenons que le curé est envoyé par l’évêque pour une triple mission : enseigner, sanctifier, gouverner… qui, quoi, comment ? sont les autres modalités de questionnement de la place d’un curé, de sa fonction, de son autorité en quelque sorte !

Pour répondre à cela, je nous invite à écouter le pape Paul VI qui est canonisé à Rome ce dimanche : « L’aide des fidèles doit s’adresser, en toute priorité, d’abord à l’évangélisation vraie et propre, à ce que l’on appelle la première évangélisation, pour faire en sorte que les signes permanents de la présence salvifique de Jésus-Christ par l’intermédiaire de son Eglise, laquelle est « Sacrement universel de salut » (Ad Gentes, n. 11), soient établis et rendus bien visibles, en chaque communauté humaine.

Le Concile Vatican II nous avertit en effet que « la fin spécifique de l’activité missionnaire est l’évangélisation et la fondation de l’Eglise chez ces peuples et groupes où elle n’existe pas encore » (ibid, n. 6). » Message du pape Paul VI, journée mondiale des missions 1978.

Nous le voyons, l’évangélisation consiste à rendre présent au monde actuel, JÉSUS DE NAZARETH, mort et ressuscité ! Ainsi, le curé de paroisse, reçoit la mission d’agir pour que cela soit possible sur le territoire dont il reçoit la charge.

Comment aider tous et chacun :
pour qu’il soit nourri de la Parole de Dieu,
pour qu’il soit sanctifié par le don de la présence réelle de Jésus,
pour qu’il prenne la suite du Christ et aille au Ciel à la fin de sa vie ?

N’étant pas chef d’entreprise, ni président directeur général d’un groupe industriel se devant de faire des bénéfices par son industrie propre, il me semble que le pasteur de la paroisse doit s’en remettre à celle qui est, non seulement « la première en chemin » mais plus encore celle qui est la première des missionnaires : la Très Sainte Vierge Marie. Car, à peine était-elle au courant du choix de Dieu, qu’elle partit « en hâte » vers sa cousine Élisabeth, portant en elle le Christ Jésus, Emmanuel…. qui sera reconnu par le bon enfant d’Elisabeth et de Zacharie, non encore né !

Marie, porte en elle Dieu, en tous ses déplacements elle apporte Jésus,
qui est la Parole divine venue pour enseigner,
qui par sa mort et sa résurrection sauve et sanctifie,
qui est le « bon pasteur » pour conduire toute personne humaine au Royaume éternel du Père.

Alors, pour agir selon l’être propre que je suis devenu par le don de l’ordination sacerdotale, qui configure à Jésus, seul et unique prêtre, il me faut imiter Marie, lui consacrer toutes mes journées, toutes mes activités, toutes mes pensées… en un mot prendre le chemin que nous propose Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Par la consécration mariale de toute notre vie au jour de nos premiers vœux, par le renouvellement de cette consécration chaque année au moment de la retraite annuelle, Marie est bien ma « mère et ma maîtresse, à laquelle j’ai livré un entier et plein droit de disposer de tout sans exception » selon la formule du Père de Montfort. En ce mois du Rosaire, de toutes les victoires des saints par la prière traditionnelle à Marie, je nous invite à bien prendre le temps de venir prier notre Mère du Ciel pour que notre paroisse soit missionnaire en ce quartier de Paris et agisse aux périphéries de notre communauté chrétienne pour évangéliser le quartier !

Bonne semaine à tous,

Père Gilles Pelletier
Curé

Notre-Dame-des-Victoires, priez pour nous !

Alors que ce mois d’octobre poursuit son inexorable déroulement, le pape François a ouvert ce mercredi 3, le synode des évêques où des jeunes du monde entier ont été invités afin de partager et se laisser éclairer par l’Esprit-Saint sur les questions de l‘évangélisation, de la jeunesse, et des vocations.

En son homélie d’ouverture de ce temps de grâce pour le monde entier, le pape François, nous sollicite dans la prière! Que faisons-nous pour supplier l’Esprit-Saint, comme le firent les apôtres après la Résurrection? Sommes-nous souvent dans la « salle haute » du « cénacle de nos âmes » à invoquer l’Esprit de Lumière, l’Esprit de Sainteté pour toute l’Église, qui a la mission d’être au cœur du monde, la lumière de Dieu? Afin d’avancer à la suite des apôtres, soyons comme eux et avec eux, auprès de la Vierge Marie, la Mère par excellence! Ils reçurent le don de l’Esprit-Saint, lorsqu’ils étaient en prière avec Marie, nous dit Saint-Luc dans le livre des Actes des Apôtres.

Le mois d’octobre nous invite à prier sans nous lasser le ROSAIRE ! N’est-ce pas la prière ordinaire du chrétien avec sa Mère du Ciel ? N’est-ce pas la prière quotidienne la plus simple et la plus fructueuse, puisqu’elle se réalise avec Marie la Mère de Dieu ? N’est-ce pas la prière la plus contemplative du mystère de la Vie de Jésus, puisque les 20 mystères nous font parcourir toute la vie de Jésus, depuis son annonciation à son ascension à la droite du Père en présence de Marie sa Mère ?

Chers amis, ne soyons pas avares de notre chapelet ! Par notre prière amoureuse de Jésus nous deviendrons comme Jésus à l’école de Marie. Par notre prière contemplative de Jésus nous deviendrons lumière de la présence de Dieu, comme Marie qui portait l’enfant Dieu au cœur de ses activités ordinaires.

Par notre prière méditative de la Parole de Dieu qui accompagne chaque mystère, nous deviendrons les théologiens dont notre monde a besoin.

Non des savants, mais des pauvres qui supplient le Seigneur par l’intercession de la Vierge Mère, de devenir avec Jésus, des sauveteurs du monde en détresse par manque d’oxygène surnaturel.

Avec Marie, priée chaque jour par le Rosaire, nous pouvons Lui présenter toutes les intentions de l’Église et particulièrement celle de la mission que le Sauveur a laissée à ses disciples: « allez, de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».

«Plaçons ce temps sous la protection maternelle de la Vierge Marie. Femme de l’écoute et de la mémoire, qu’elle nous accompagne pour reconnaître les traces de l’Esprit afin que, avec empressement (cf. Lc 1, 39), entre rêves et espérances, nous accompagnions et stimulions nos jeunes afin qu’ils ne cessent pas de prophétiser.» Homélie du Pape François, ouverture synode 3 X 2018.

Bonne poursuite du mois du Rosaire avec foi et espérance ! Bonne semaine.

Père Gilles Pelletier
Curé